September 21, 2010

Back to blogging...and Korean textiles : Reprise de mon blog...et textiles coréens

I’m back to blogging after a couple of months’ hiatus. I didn’t think it would take me so long but I wasn’t totally sure I liked my blog the way it was and I needed a little time to figure it out. Here’s what I’ve decided : I’m going to continue writing on my general theme ( Quilts are so much more than ‘just blankets’) BUT I’m going to try and include a book review with every post. I’m a bookaholic and in particular a quilt bookaholic so I’m very excited about my new direction!!!
Je suis de retour dans la blogosphère après plusieurs mois d’interruption. Je ne pensais pas que cela prendrait autant de temps mais mon blog ne me plaisait pas tout à fait et il m’a fallu un peu de temps pour trouver une solution. Voici ce que j’ai décidé : je vais continuer à parler de mon thème principal (Les quilts sont bien plus que des couvertures.) MAIS je vais essayer d’inclure la présentation d’un livre dans chaque message. Je suis dingue de bouquins et en particulier de livres de patchworks et donc je me réjouis beaucoup que mon blog prenne cette nouvelle direction !!!


At the recent 16th European Patchwork Meeting in Sainte-Marie-aux-Mines, France, I had the privilege of working as an interpreter for two Korean artists : Chunghie Lee and Jiyoung Chung (unfortunately I can’t speak Korean but they speak English). I translated their lectures on Pojagi (the traditional Korean wrapping cloth which was used to store books, clothes, sewing notions, to wrap gifts, cover food, etc.) and Joomchi (traditional Korean textured paper making) as well as part of their guided tour of the ‘Hands of Korea’ exhibition on Pojagi, Joomchi, Korean quilts and traditional Korean royal costumes. I found the insight into Korean textiles and culture fascinating. Although I knew Chunghie Lee’s work (she had a solo exhibition at the European Patchwork Meeting two years ago) and had listened to her speak about Pojagi before, I was really touched by the respect she shows for the generations of humble, uneducated, oppressed, anonymous Korean women who managed to create masterpieces out of tiny, carefully collected scraps of fabric leftover from dressmaking. Another very special moment was when she told about the way some of her international students focus on one characteristic of Pojagi to create modern art and how sometimes it relates to their personal history and to the social and politic context they are coming from. At one point I was so moved by her words that I had tears in my eyes and struggled to speak. I had to pull myself together very quickly to go on with the interpreting!
Lors du 16ème Carrefour Européen du Patchwork à Sainte-Marie-aux-Mines, j’ai eu le privilège d’être l’interprète de deux artistes coréennes : Chunghie Lee et Jiyoung Chung (malheureusement, je ne parle pas coréen mais elles parlent anglais). J’ai traduit leurs conférences sur le Pojagi (tissu d’emballage coréen traditionnel utilisé pour ranger des livres, des vêtements, le matériel de couture, pour emballer des cadeaux, couvrir la nourriture, etc.) et le Joomchi (fabrication coréenne traditionnelle de papier texturé) ainsi qu’une partie de la visite guidée de l’exposition ‘Hands of Korea’ (Les Mains de Corée) sur le Pojagi, le Joomchi, les quilts coréens et les costumes royaux coréens traditionnels. J’ai été fascinée par cet aperçu des textiles et la culture coréenne. Je connaissais le travail de Chunghie Lee (elle a exposé en solo il y a deux au Carrefour du Patchwork) et je l’avais déjà entendu parler de Pojagi mais j’ai été particulièrement touchée par le respect qu’elle éprouve pour ces générations de femmes coréennes humbles, sans éducation, opprimées et anonymes qui ont réussi à créer des chefs d’œuvre à partir de petits chutes de tissu soigneusement conservées après qu’elles avaient confectionné des vêtements pour toute leur famille. J’ai été également particulièrement intéressée par ses explications sur le travail de ses étudiants étrangers qui, pour certains, se concentrent sur l’une des caractéristiques du Pojagi pour créer une œuvre d’art moderne qui est parfois en lien avec leur histoire personnelle et le contexte politique et social dont ils sont issus. Il y a eu un moment tellement émouvant que j’en ai eu les larmes aux yeux et que j’ai eu du mal à parler. Il a fallu que je reprenne mes esprits très vite pour pouvoir continuer mon travail d’interprète !


Chunghie Lee was kind enough to give me the book she has just released : ‘Bojagi and Beyond’.
Chunghie Lee a eu la gentillesse de m’offrir le livre qu’elle vient tout juste de publier : « Bojagi and Beyond ».




The first chapter traces the history of Pojagi and tells about colours and symbols used. The second one presents a few special Pojagi like wedding ones and Pojagi used to cover food or tables. What I really like in these two chapters, in addition to the great information, is that photographs alternate with watercolour drawings. No cold, glossy photos here. I think it goes very well with the home/handmade quality of traditional Pojagi.
Le premier chapitre parle de l’histoire des Pojagi ainsi que des couleurs et des symboles utilisés. Le deuxième présente des Pojagi particuliers : les Pojagi de mariage et ceux qui servent à recouvrir la nourriture ou les tables. En plus des informations passionnantes qu’ils contiennent, ce que j’aime particulièrement dans ces deux premiers chapitres, c’est l’alternance de photos et de dessins à l’aquarelle. Pas de photos brillantes et froides ici. Je trouve que cela convient très bien au fait que les Pojagi traditionnels étaient confectionnés chez soi et à la main.


Next is a chapter on Chunghie Lee’s own Pojagi work. Original Pojagi were usually about 60cm square, often pieced, sometimes embroidered and had a tie in one corner. Using these characteristics as her starting point, Mrs Lee has created large paper Pojagi, huge fabric pieces hanging from the ceiling, wearables (even delicate shoes!), Pojagi books, fans, sculptures, inside and outside installations, etc. Many of them feature silk screened photos of anonymous Korean women from the past as a tribute to their oppressed lives that should not be forgotten. My favourite pieces are the translucent ones.
Le chapitre suivant montre les Pojagi créés par Chunghie Lee. A l’origine, les pojagi étaient généralement des carrés d’environ 60cm, souvent piécés, parfois brodés et ils avaient un ruban à un coin pour tenir l’emballage fermé une fois que l’objet avait été enveloppé. Mme Lee a utilisé ces différentes caractéristiques comme point de départ pour créer des Pojagi en papier, d’immenses pièces en tissu suspendues au plafond, des vêtements (avec même de délicates chaussures !), des livres, des éventails, des installations pour l’intérieur comme pour l’extérieur, etc. Sur nombre de ces œuvres il y a les photos sérigraphiées de Coréennes anonymes qui ont vécu autrefois et auxquelles l’artiste veut rendre hommage afin que les vies difficiles qu’elles ont vécues ne soient pas oubliées. Les œuvres que je préfère sont celles qui sont translucides.


The final chapters feature instructions on several Pojagi making and embellishment techniques as well as three projects.
Meeting Chunghie Lee has been a wonderfully inspiring experience. I am so grateful to her for all the things I have learnt. Now, I would like to try my hand at Pojagi. I have this vision of my own Pojagi curtains billowing in the wind...
Dans les derniers chapitres on trouve l’explication de plusieurs techniques de réalisation et d’embellissement des Pojagi ainsi que trois modèles.
Ma rencontre avec Chunghie Lee a été une expérience formidable qui m’a donné toutes sortes d’idées. Je lui suis extrêmement reconnaissante pour tout ce que j’ai appris auprès d’elle. Maintenant, j’ai très envie de me lancer dans la réalisation de Pojagi. J’imagine très bien chez moi des rideaux en Pojagi ondulant dans le vent…


About the book / Le livre :
Title/titre : Bojagi and Beyond
Author/Auteur : Chunghie Lee
Publisher/Editeur : Beyond and Above, Providence, RI, USA
ISBN 978-0-9830029-0-1
136 pages
Language/Langue : English/Anglais

3 comments:

  1. ah moi aussi je veux voir cela onduler dans le vent :) Sophie

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  2. et si tu es dans le style Corée il faut que tu vois le film Poetry c'est BO je l ai vu et c'est top bon ok ça ne parle pas de patch mais de poésie en Corée....:)

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  3. Sounds like you not only were a success at this event but you also got so much out of it - intellectually and emotionally. I love the part that speaks of the oppressed women making masterpieces out of scraps.
    Well done, Elisabeth.
    xo

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La bio sérieuse : Je traduis des livres et des magazines de patchwork et j’écris des articles pour ces mêmes magazines. The serious bio : I am a freelance writer and translator specialising in quilt magazine and books. La bio rigolote : (retrouvez-la dans quelques semaines) The fun bio : (to be released in a couple of weeks) La bio qui n’a rien à voir avec les quilts : J’aime lire et voyager, je parle français, anglais et allemand, j’ai des notions de suédois et d’italien, je prends des cours de flûte traversière et je me suis remise au tricot il y a quelques mois !. The non quilting related bio : I love to read and travel, I can speak French, English and German, I have some knowledge of Swedish and Italian, I’m learning to play the flute and I started knitting again a few months ago!